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154 – Symposium du collégial : Passer ou laisser passer : grandeurs et misères de l’évaluation

2017-01-12 @ 09:00 - 12:00

Partie 1 : L’interprétation littéraire est-elle une compétence qui s’évalue
Les programmes de formation générale au collégial ont vu le jour dans le contexte d’une réforme placée sous l’égide de l’approche par compétences et de l’approche culturelle (MELS, 2001). Ainsi, l’enseignement du « Français, langue d’enseignement et littérature » devrait contribuer au développement des compétences langagières de l’étudiant et lui permettre de mieux se situer par rapport à son milieu culturel, afin de favoriser sa participation en tant que citoyen responsable dans la société » (MELS, 2011, p. 10). Renforcer un rapport à la littérature, et plus largement à la culture, signifiant, réflexif et critique chez les étudiants est une finalité encore centrale, mais comment la concrétiser dans un contexte éducatif dominé par l’exigence d’évaluer des compétences selon des critères de performance fortement standardisés. Comment évaluer des démarches intellectuelles, des expériences sensibles, des conflits normatifs qui ne sont pas « traduisibles » en énoncés de performance et qui sont pourtant essentiels à la formation d’interprètes critiques de la littérature? L’atelier comportera trois temps : 1) une analyse de la notion de compétence telle qu’elle se traduit dans les modalités et les critères d’évaluation prescrits dans le programme de formation en français au collégial; 2) une contribution théorique au renouvèlement de l’évaluation de l’interprétation littéraire; 3) un exemple d’application au genre oral du débat interprétatif.

Partie 2 : Pour un dialogue différencié avec les étudiants : quand la diversité des rétroactions s’adapte à la diversité des besoins des étudiants… et à la réalité enseignante

La rétroaction a un rôle fondamental dans la régulation des apprentissages de nos étudiants (Hattie et Timperley, 2007; Kluger, 1996), particulièrement par le caractère différencié qu’elle prend lorsque l’on corrige leurs travaux. Les rétroactions alors produites peuvent prendre la forme d’un dialogue privilégié entre enseignant et étudiant – et avoir alors un effet considérable sur la motivation de ce dernier (Ali et al., 2015). Cela dit, comme tout processus de communication, celui-ci peut être source d’enrichissement, mais aussi d’incompréhension et de frustration – pour l’enseignant comme pour l’étudiant (Ferguson, 2011). Il convient donc de réfléchir, comme enseignants, à la manière dont nous faisons nos rétroactions. Celle-ci est-elle cohérente avec l’objectif pédagogique que nous poursuivons? Quels types de rétroaction peut-on faire et comment les choisir selon les besoins? Et, surtout, comment parvenir à améliorer ce dialogue pédagogique de manière viable pour les enseignants? Plusieurs nouvelles voies s’offrent à nous grâce aux TIC. À l’automne 2014, une nouvelle méthode, la rétroaction multitype, a été expérimentée dans le cadre d’une recherche exploratoire dans le premier cours de littérature du Cégep Gérald-Godin (Bélec, 2016). Les résultats de cette étude suggèrent que la diversité même des types de rétroaction, en écho à la diversité des difficultés des étudiants, serait une voie viable et efficace pour aider ces derniers à cheminer dans leurs apprentissages.

Détails

Date:
2017-01-12
Heure:
09:00 - 12:00
Catégorie de l'évènement:
Mots-clefs :
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Lieu

Collège de Maisonneuve
3800 rue Sherbrooke Est
Montréal,QuébecH1X 2A2Canada
Téléphone :
514 254-7131
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